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COVID-19 : l'urbanité bouleversée

C’est indéniable : la pandémie de COVID-19 a changé nos façons de faire et de travailler. Le travail à domicile est devenu la norme pour beaucoup de gens et bien malin celui ou celle qui peut prévoir un retour à la normale. Nous constatons une réduction importante des émissions nocives, en partie dû au fait que des milliers de personnes choisissent, ou sont obligées, de travailler à partir de leur domicile plutôt que de se rendre physiquement dans les installations de leur employeur.

Au moment même où les lieux de travail commencent à rouvrir, les gens réfléchissent à ce que pourrait vouloir dire le retour au travail dans leurs lieux de travail habituels. Serons-nous à l’aise d’être si près de nos collègues, alors que déjà, avant même qu’on ne connaisse le coronavirus, la mode de plusieurs entreprises était de réduire l’espace de bureau accordé à chaque employé afin de réduire les coûts d’exploitation? Paradoxalement, les règles entourant le principe de distanciation sociale nécessiteront qu’on attribue de plus grands bureaux à celles et ceux qui retourneront dans le milieu de travail. 

Des enquêtes récentes ont dévoilé que la majorité des employés seraient prêts à retourner au bureau deux ou trois jours par semaine et à travailler de la maison le reste du temps. À la lumière de ces informations, les entreprises auront avantage à réfléchir sur leur modèle opérationnel. Certaines pourraient choisir d'ouvrir des bureaux locaux, suburbains et plus petits, situés plus près du lieu de résidence des employés. Cette idée aurait assurément un impact sur la forme urbaine, en réduisant l'importance des centres-ville et en redéfinissant éventuellement les priorités des quartiers.

Alors, quel avenir pour les édifices à bureaux? La demande pour de nouveaux projets immobiliers pourrait faire les frais de la pandémie, comme ce fut notamment le cas à Toronto, l’épicentre économique du Canada, à la suite de la première vague de la COVID-19. 

Quoi qu’il en soit, même si les habitudes de travail et de vie de millions de personnes ont radicalement changées depuis le début de l’année 2020, les experts semblent croire que le secteur de l’immobilier commercial, lui, saura s’adapter. Il s’agit d’un secteur qui change lentement et qui demeure, pour l’instant, une valeur sûre pour les investisseurs.

 

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